LA MONTRE SUR LAQUELLE IL FAUT MISER EN JUIN

Le mois de juin s’annonce chargé en opportunités pour les collectionneurs et amateurs de montres. Du côté des salles de ventes, près de 40 vacations horlogères seront organisées ce mois-ci. De quoi rapidement s’y perdre… et oublier dans quelle vente passe la superbe montre que l’on a repérée la veille en flânant sur drouot.com.
Parmi les 450 maisons de ventes françaises actuellement en activité, c’est Rennes Enchères qui fera vibrer le cœur des amateurs le 15 juin prochain avec un collector à ne pas manquer. Je vous explique pourquoi…

Daytona 6263 « fresh to the market » 

Si le Daytona 6263 est devenu un modèle culte, c’est sans doute parce qu’il met tout le monde d’accord depuis plus de 15 ans : collectionneurs comme investisseurs.

Facilement identifiable grâce à ses poussoirs vissés et à sa lunette noire en bakélite, cette icône horlogère des années 1970 et 1980 est restée au catalogue Rolex pendant 16 ans. Équipée du calibre Valjoux 727, la référence 6263 occupe une place particulière dans la saga Daytona puisqu’elle fait partie des derniers Daytona produits avant l’arrivée des références contemporaines à mouvement automatique.

Ce qui rend aujourd’hui ce modèle particulièrement attirant pour les collectionneurs, c’est aussi sa position sur le marché : malgré son statut mythique, le Daytona 6263 demeure encore l’un des Daytona à 4 chiffres les plus accessibles. Replacée dans l’histoire de Rolex, cette référence appartient à une époque où le Daytona n’était pas encore un objet de spéculation, mais une montre de passionnés.

Le pedigree dont rêvent les collectionneurs

Parce que la provenance et la traçabilité se sont révélées être ces dernières années les nouveaux graals des collectionneurs, cette Daytona possède un argument de poids : elle est restée dans la famille de son propriétaire d’origine jusqu’à aujourd’hui. Acquise auprès du joaillier Prieur en 1980, elle revient sur le marché pour la toute première fois. Restée à l’abri dans un coffre durant les 20 dernières années, cette montre affiche un état de préservation remarquable.

À l’intérieur du fond de boîte, 2 marquages d’horloger témoignent d’un historique d’entretien particulièrement limité : la montre n’aurait connu que 2 révisions au cours de son existence, vraisemblablement réalisées par les ateliers de la maison Prieur. Fondée à Nantes en 1896, cette entreprise familiale s’est imposée comme le détaillant Rolex de référence dans l’Ouest de la France, un peu à l’image de Lepage dans le Nord ou de Frojo dans le Sud.

Pour un collectionneur, difficile de rêver meilleur pedigree : première main, conservation familiale, historique connu et bel état de préservation. Une combinaison parfaite devenue rare sur le marché des Daytona vintage.

Une mise à prix alléchante

Si cette version à cadran argenté a vu sa cote s’envoler au début des années 2020, avec des prix pouvant atteindre les 100 000 €, les résultats en ventes aux enchères se situent aujourd’hui davantage entre 65 000 et 70 000 € frais compris pour des exemplaires comparables.

Cette Rolex est proposée par Rennes Enchères Bretagne avec une estimation de 15 000 / 25 000 €, de quoi laisser présager une belle bataille d’enchères sous le marteau de Carole Jézéquel le 15 juin prochain.

La montre a été expertisée par Jean-Luc Martin. Horloger de formation, il ouvre son atelier à Rennes en 1983. Aujourd’hui président de la Chambre Nationale des Experts en Joaillerie, Bijouterie, Horlogerie, Orfèvrerie et Pierres Précieuses, il met son expertise au service des maisons de vente depuis une quinzaine d’année.

Informations sur la vente :

Bijoux & Montres, lot 301

Lundi 15 juin 2026 à 14h00

Rennes Enchères Bretagne


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