Le 13 janvier prochain, un modèle Submariner 1680 livré à la Compagnie Maritime d’Expertises de Marseille sera vendu aux enchères à Paris. Une pièce absolument dingue pour trois raisons : sa rareté, sa provenance, mais aussi l’histoire d’amour qu’elle raconte…
Secrétaire à la Comex dans les années 1970
C’est à Toulouse qu’Artcurial a découvert la montre la plus « lovely » de sa prochaine vente ! L’histoire est peu commune et débute en 1972, lorsque sa propriétaire décroche un poste de secrétaire à la Compagnie Maritime d’Expertises de Marseille. Elle sera pendant près de quinze ans l’assistante de l’un des ingénieurs de ComexPro, une filiale de la Comex spécialisée dans la conception de caissons hyperbares et de matériel médical.
En 1980, son responsable lui offre la possibilité de faire l’acquisition d’une montre Rolex à un prix ultra préférentiel. Il l’encourage vivement à ne pas laisser passer cette opportunité, car dans les vitrines de Frojo, Pellegrin ou de la bijouterie Le Diamant Blanc, les prix sont cinq fois plus élevés. Cette montre, elle l’offrira à son mari, rencontré à la Comex quelques années auparavant et qui, justement, quitte alors la société pour poursuivre sa carrière dans le milieu offshore… Nostalgique de « ses années Comex », il portera cette montre jusqu’à la fin de sa vie.


Submariner 1680, la plus rare des « Comex »
La montre qu’Henri-Germain Delauze lui propose est une Submariner 1680. Produite pendant plus d’une décennie, de 1967 à 1979, ce modèle est une référence charnière dans l’histoire de la Submariner. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit de la première montre de plongée Rolex à intégrer une fonction date. Elle marque donc une transition majeure : le passage de la Submariner de « tool watch » à celui de « montre de tous les jours ».
Dans l’univers de la Comex, l’utilisation de la 1680 peut a priori surprendre, puisqu’à la différence de la Submariner 5514 ou de la Sea-Dweller 1665, elle ne dispose pas de valve à hélium et n’est donc pas adaptée à la plongée à saturation. Son emploi par les équipes d’Henri-Germain Delauze apparaît ainsi comme atypique, ce qui explique que seuls quelques très rares exemplaires aient été livrés à la société marseillaise. Et c’est certainement ce détail qui conduit Henri-Germain Delauze à proposer cette montre à sa secrétaire…


La dernière 1680 livrée à la Comex ?
Sur la soixantaine de pièces estimées comme ayant été attribuées à la société d’Henri-Germain Delauze, moins d’une dizaine ont réapparu publiquement en ventes aux enchères au cours des quinze dernières années, parmi lesquelles les numéros 5023, 5037 ou 5048. L’exemplaire présenté, gravé 5056, est à ce jour le plus tardif connu et répertorié de la série des Submariner 1680 Comex.
Accompagné de sa garantie d’origine « punchée » ainsi que de l’ensemble de ses accessoires, dont le calendrier Rolex 1979/1980, cet exemplaire figure parmi les toutes dernières Submariner 1680 livrées à la Comex.
Estimée entre 80 000 et 120 000 €, certaines Submariner 1680 ont enregistré des prix records au-delà de 300 000 €. À ce jour, le plus beau résultat est détenu par la maison suisse Antiquorum : 524 000 CHF !


Informations sur la vente :
Artcurial | Horlogerie de Collection
Hôtel Marcel Dassault, 7 rond-point des Champs Élysées, 75008 Paris
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