Le mois de mars a été très symbolique pour le marché de l’horlogerie ! La preuve ? Les résultats enregistrés en ventes aux enchères à Paris nous prouvent que le marché est reparti à la hausse !
Si 2023 a été l’année de la régulation, 2024 s’annonce plus prometteuse ! Le 26. mars dernier, la maison Aguttes a organisé sa première vente d’Horlogerie de l’année, et les belles performances enregistrées par l’une des premières maisons françaises nous prouvent que les amateurs et les collectionneurs ne sont pas frileux lorsque des pièces de qualité apparaissent sur le marché.
Près de 130 lots étaient mis en vente, dont quelques rares pépites signées Cartier et Patek Philippe ! Retour sur 4 montres qui méritent le détour…



Manufacturée uniquement entre 2004 et 2010, la référence 5135P est un collector en puissance encore relativement accessible aujourd’hui. Celle montre, aussi surnommée « Gondolo Calendario », est le premier calendrier annuel avec passage automatique de la date, du mois et du jour, une seule correction manuelle par an (le 1er mars) est nécessaire. Avec son boîtier tonneau et ses 2 index diamants appliqués, le design de cette montre est inspiré des modèles manufacturés par la marque durant la période Art Déco. Vendu 32 950€, ce résultat est à la hauteur des performances enregistrées récemment par Christie’s (The Geneva Edit, mai 2022) et Phillips (The Hong Kong Watch Auction, novembre 2021) pour des pièces similaires.
CARTIER, PENDULETTE « ŒUF », VERS 1905



C’est un objet rare comme on en fait plus ! Cette pendulette « Œuf » en vermeil, quartz violet et émail translucide vert était l’une des plus belles pièces de la vente. Probablement produite en 1905, cette merveille témoigne de toute l’admiration que portait Louis Cartier pour les créations de la maison Fabergé. Estampillé du poinçon de Henri Dubret, l’un des plus célèbres joailliers de la période Art Nouveau, cette pendulette s’est vendue 38 350€, soit plus de 6 fois son estimation !
Avec René Lalique ou Lucien Gautrait, Henri Dubret est l’un des plus célèbres joailliers de la période Art Nouveau. Formé à l’école des Arts Décoratifs de Paris, son travail n’a encore jamais fait l’objet d’une rétrospectives, pourtant certaines de ses créations ont rejoint de grandes collections comme celles du Musée d’Orsay à Paris.
PATEK PHILIPPE, CALATRAVA REF. 96 « Revendue par la maison Eberhard – Milan »



Double-signature peu courante, Eberhard Milan a distribué durant le 20e siècle les plus grandes manufactures suisses, notamment Patek Philippe, Jaeger-Lecoultre ou Audemars Piguet. Malgré son cadran qui présentait plusieurs défauts, cette Calatrava « première référence », dont le boîtier portait la marque du fabricant Antoine Gerlach, s’est vendue 6 650€. Le 7 novembre 2020, la maison Phillips a vendu un exemplaire en acier de la fameuse Calatrava 96 avec double signature « Eberhard Milan ». Dans la notice du catalogue, les spécialistes annonçaient qu’il s’agissait du premier exemplaire de Calatrava répertorié avec la double signature Eberhard Milan. La maison Aguttes a donc découvert le deuxième exemplaire !
CARTIER, TANK « PALISSANDRE DE RIO WOOD »


De toutes les éditions exclusives produites du modèle Tank, ce n’est pas la plus chère, mais c’est certainement l’une des plus chics et élégantes. Surnommée « Palissandre de Rio Wood », cette tank en plaqué or et bois fut lancée dans la seconde moitié des années 1970 par Cartier. Avec son cadran en bois, et ses index appliqués dorés, ce modèle équipé d’un mouvement mécanique aurait été produit en série limitée pour les boutiques de New-York et Londres exclusivement. Vendue 4 142€ le 26 mars dernier, c’est un très beau résultat qui se justifie par l’état de préservation remarquable du cadran !
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